Deauville instaure un examen de vue obligatoire pour chaque photo exposée au festival
Après le camouflet judiciaire, la mairie de Deauville soumet désormais chaque cliché à un contrôle visuel poussé, avec des agents spécialisés et des salles de visionnage dédiées.
La mairie de Deauville a annoncé lundi la création d'un service municipal de contrôle visuel préalable, chargé de visionner chaque photographie candidate au Deauville Sport Images Festival avant son accrochage. Les agents, recrutés parmi les anciens projectionnistes de la ville, disposent de salles obscures équipées de loupes binoculaires et de règles graduées pour mesurer la taille des ruines représentées.
« Nous ne pouvons plus nous fier à notre seul regard, a expliqué le directeur du nouveau service, Jean-Marc Levallois. Désormais, chaque pixel est inspecté, chaque ombre est analysée, chaque ballon de football est compté. Si une image montre plus de trois immeubles effondrés, elle est retirée immédiatement, quel que soit son intérêt sportif. »
Les photographes doivent désormais déposer leurs tirages au moins trois semaines avant l'ouverture, accompagnés d'une déclaration sur l'honneur attestant que les décombres visibles ne dépassent pas deux mètres de hauteur. Les agents procèdent ensuite à des simulations de trouble à l'ordre public dans une maquette en carton de la salle d'exposition, avec des figurines représentant les visiteurs potentiels.
Le tribunal administratif de Caen, qui avait suspendu la décision initiale de retirer un cliché montrant un match de football dans les ruines de Gaza, n'a pas encore commenté ce nouveau dispositif. La mairie, elle, se dit confiante : « Nous avons déjà formé trois cent douze agents, et nous prévoyons d'ouvrir un centre de visionnage permanent sur les planches, ouvert aux estivants curieux de comprendre notre méthode. »
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