Goncourt : l'Académie déploie un détecteur d'IA à l'entrée du restaurant Drouant et fait passer chaque juré au détecteur de mensonges avant de voter
Pour préserver l'intégrité du prix après le retrait du roman de Thélyson Orélien, l'Académie Goncourt installe un portique de détection d'intelligence artificielle et soumet les dix jurés à un interrogatoire sous machine avant chaque délibération.
L'Académie Goncourt a fait installer mardi un portique de détection d'intelligence artificielle à l'entrée du restaurant Drouant, où se tiennent ses déjeuners de délibération, et soumet désormais chaque juré à un détecteur de mensonges avant tout vote. « Nous ne pouvions pas nous contenter de retirer un roman, il fallait retirer le doute lui-même », a déclaré un membre du bureau, précisant que le portique bipe aussi les téléphones, les stylos à encre connectée et les lunettes de lecture.
Le dispositif, baptisé « Clause » par les académiciens, exige que chaque juré déclare à voix haute, sous serment, que son dernier paragraphe lu n'a pas été rédigé par une machine. Un secrétaire vérifie ensuite au rétroviseur de la salle que personne ne cligne des yeux plus de trois fois par phrase. Les serveurs ont reçu une formation de deux jours pour repérer les lecteurs qui tournent les pages trop régulièrement.
La mesure s'étend déjà : les maisons d'édition doivent désormais faire passer leurs manuscrits sous un scanner à rayons X avant de les déposer, et les libraires de la rue de Buci ont été priés de retirer de leurs vitrines tout ouvrage dont la couverture brille trop. Un éditeur a dû reconstruire son stand du Salon du livre avec des planches non traitées, la peinture étant jugée « trop lisse pour être humaine ».
L'Académie publiera sa deuxième liste le 6 octobre, après quoi chaque juré devra réciter de mémoire les cent premières pages de son propre roman de jeunesse. « C'est ça ou mourir », a résumé un académicien en rangeant son détecteur dans sa poche intérieure.
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