La Tapisserie de Bayeux refuse de quitter Londres et exige un passeport diplomatique
Après un succès sold out au British Museum, la broderie millénaire a annoncé qu'elle prolongeait son séjour d'un an et réclamait le statut d'ambassadrice itinérante, forçant la France à négocier avec une œuvre d'art.
La Tapisserie de Bayeux a annoncé ce matin qu'elle ne rentrerait pas en Normandie à la fin de son exposition londonienne, et qu'elle exigeait désormais un passeport diplomatique ainsi qu'une escorte permanente de douze gardiens en armure. L'œuvre de soixante-dix mètres, qui devait regagner la France en juillet, a fait savoir par l'intermédiaire de son comité de conservation qu'elle prolongeait sa résidence au British Museum jusqu'en 2031.
« Nous prenons acte de sa décision, et nous allons devoir lui trouver un appartement à Kensington », a déclaré un responsable du musée, précisant que la tapisserie avait déjà exigé que la salle soit maintenue à une hygrométrie de 52 % et que les visiteurs s'expriment en vieux normand. Le gouvernement français a convoqué une cellule de crise, tandis que la mairie de Bayeux a proposé de démonter sa cathédrale pour la reconstruire à Londres, afin de maintenir un lien symbolique.
La file d'attente s'étend sur quatre kilomètres, et des passionnés ont installé des tentes le long de la Tamise. Un collectionneur a proposé d'échanger sa place contre une voiture, une maison et un cheval. La tapisserie, elle, a fait savoir qu'elle ne commenterait pas les négociations avant d'avoir obtenu une suite avec vue sur le fleuve.
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