Nétanyahou ordonne à Tsahal de visionner « NAZA » en boucle jusqu'à ce que les 24 témoins se dénoncent eux-mêmes
Le Premier ministre israélien exige que chaque soldat et agent du Shin Bet ayant participé au documentaire se présente de lui-même, après une projection continue du film dans toutes les bases militaires.
Le bureau de Benjamin Nétanyahou a annoncé que le documentaire « NAZA » serait projeté sans interruption dans toutes les bases de Tsahal et les locaux du Shin Bet, jusqu'à ce que les vingt-quatre témoins anonymes du film se lèvent d'eux-mêmes et se dénoncent. « Nous avons prévu des chaises pliantes, des thermos et des rations de combat pour trois semaines », a précisé un porte-parole, sans préciser si les intéressés auraient le droit de fermer les yeux.
Dans la foulée, le ministre de la Culture a proposé de déchoir de leur nationalité les réalisateurs Yuval Abraham et Rachel Szor, puis, par extension, tout spectateur ayant applaudi plus de quatre minutes à la Mostra de Venise. Un député a suggéré d'installer des compteurs d'applaudissements dans les salles israéliennes, avec amende à la minute.
À Ashdod, le graffiti « traîtres » a été repeint en plus grand, et la municipalité a voté l'installation d'un écran géant sur la place centrale diffusant le film en boucle, avec un haut-parleur rappelant toutes les heures que les dommages collatéraux n'existent pas. Les riverains ont demandé un second haut-parleur pour couvrir le premier.
L'armée, qui rejette « catégoriquement » les accusations du film, a fait savoir qu'elle envisageait de nommer un officier supérieur chargé de regarder « NAZA » à la place de chaque soldat, afin de gagner du temps. Cet officier n'a pas encore été désigné, faute de volontaires.
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