Thélyson Orélien installe un compteur de phrases humaines devant l'Académie Goncourt
L'écrivain canado-haïtien, accusé d'avoir utilisé l'IA, fait vérifier chaque phrase de son roman par un comité de lecture à la main, en direct, devant le siège de l'Académie Goncourt.
Thélyson Orélien a installé mardi un compteur de phrases humaines devant le siège de l'Académie Goncourt, où chaque mot de son roman « C'était ça ou mourir » est désormais vérifié à la main par un comité de lecture, en direct et en public.
Le dispositif, monté en une nuit, occupe tout le trottoir : une table, une lampe, et un lecteur qui reprend chaque phrase à voix haute avant de la valider d'un tampon. « Aucune phrase de ce livre n'a été créée par une machine », a déclaré l'auteur, précisant que la vérification prendra « le temps qu'il faudra », soit environ trois semaines par chapitre.
L'Académie Goncourt, qui avait supprimé le roman de sa sélection, a fait savoir qu'elle n'avait rien demandé et que le bruit de la lampe gênait ses délibérations. L'auteur a répondu en doublant le nombre de lecteurs, puis en installant une deuxième table pour les passants qui souhaitent vérifier eux-mêmes une phrase.
Selon un proche du dossier, l'écrivain envisage désormais de faire relire chaque phrase de ses anciens textes, puis de les faire relire par les auteurs plagiés, puis par les lecteurs de ces auteurs. « On ne peut pas faire plus transparent », a-t-il assuré, avant d'ajouter qu'il présenterait ses excuses à chaque étape.
1