Un implant anti-hernie déclaré « zone sinistrée » : le théâtre français exige un périmètre de sécurité sanitaire autour de chaque scène
Après l'euthanasie en Belgique du comédien Arnaud Denis, le monde du spectacle réclame un mur sanitaire autour des théâtres et un recensement manuel des prothèses, poussant la mobilisation à un point jamais atteint.
Le monde du spectacle français a décidé d'ériger un mur sanitaire de trois mètres de haut autour de chaque théâtre, avec portiques de désinfection et badges de prothèse obligatoires, a annoncé mardi le Syndicat des artistes en état d'urgence. La mesure fait suite à l'euthanasie en Belgique du comédien Arnaud Denis, qui souffrait de douleurs liées à un implant anti-hernie.
Un recensement manuel des prothèses a été lancé dans les 1 200 salles de l'Hexagone. Chaque comédien devra déclarer sa hernie avant d'entrer en scène, sous peine d'une amende de 3 000 euros. « Nous ne pouvons plus laisser un acteur monter sur les planches sans connaître la composition exacte de son abdomen », a déclaré un porte-parole du syndicat, précisant que des équipes de couturiers mesurent désormais les cicatrices à la toise.
Le ministère de la Culture a réquisitionné le théâtre de l'Odéon pour y installer un centre de dépistage permanent. Les comédiens y défilent en file indienne, un numéro épinglé sur leur costume. « C'est un scandale sanitaire naissant mais hors norme », a répété un avocat du collectif, tandis que des bénévoles distribuaient des flyers aux spectateurs, invités à signer une pétition avant chaque lever de rideau.
À Paris, la Comédie-Française a repoussé sa rentrée de trois semaines pour installer des douches décontaminantes. Les machinistes ont été formés à reconnaître les signes d'une prothèse défectueuse. « On ne joue plus Molière, on joue la survie », a résumé un régisseur, sans rire.
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