Cyberattaque : les supermarchés français passent au tout-manuel, 90 000 euros de pertes et un retour aux calepins
Après une cyberattaque d'une violence inédite, les enseignes de grande distribution ont ordonné le débranchement total de leurs caisses et le retour à des calepins et des additions à la main, provoquant des files d'attente de plusieurs kilomètres et un marché noir du stylo.
La cyberattaque qui a frappé les supermarchés français a poussé la grande distribution à ordonner le débranchement physique de toutes les caisses du territoire. Les scanners sont débranchés, les écrans éteints, et chaque employé note les prix sur un calepin avant de calculer la somme à la main, sous le regard d'un client qui vérifie le total avec sa propre calculatrice.
Au Super U de Mirepoix, en Ariège, les gérants ont installé un tableau blanc à l'entrée pour afficher les prix du jour, mis à jour toutes les heures par un employé juché sur un escabeau. « Nous avons perdu quatre-vingt-dix mille euros en une journée, mais nous avons gagné une méthode », explique le directeur, qui a fait imprimer des calepins au nom du magasin et impose une formation de trois jours à la règle de trois.
La mesure s'étend. À Toulouse, un Carrefour a ouvert un rayon « additions à la main » où des retraités sont embauchés pour vérifier les tickets. À Lyon, des files d'attente de plusieurs kilomètres se forment dès 6 heures, et un marché noir du stylo à bille s'organise sur les parkings. Le ministère de l'Économie a annoncé la création d'un brevet de « calculateur manuel » pour les caissiers, avec épreuve de calcul mental et de calligraphie.
Les syndicats réclament des gants pour éviter les crampes, tandis que les enseignes promettent des primes de rendement au nombre de tickets écrits. Une cliente de Mirepoix résume : « On paie plus cher, mais au moins on sait compter. »
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