L'intersyndicale instaure une grève préventive permanente jusqu'au 5 novembre, les entreprises sommées de se mettre en conformité
CFDT, CGT, FO, Unsa et FSU ne se contentent plus d'appeler à une journée d'action : elles instaurent une grève préventive continue, avec horaires imposés et pénalités pour les employeurs récalcitrants.
La CFDT, la CGT, FO, l'Unsa et la FSU ont annoncé lundi l'ouverture d'une grève préventive permanente, effective immédiatement et jusqu'au 5 novembre, afin que les salariés soient en condition optimale pour la journée de mobilisation interprofessionnelle. Le mouvement, présenté comme une simple mesure d'échauffement, impose à chaque entreprise de France un nouveau calendrier : deux heures de débrayage le matin, une heure l'après-midi, et une réunion syndicale obligatoire à 14 heures précises.
Les préfectures ont reçu pour consigne de vérifier la conformité des open spaces. Les entreprises récalcitrantes s'exposent à une amende de 3 200 euros par salarié non gréviste, une somme calculée pour couvrir les frais de sono et de banderoles. « Nous ne demandons pas la lune, seulement que chacun prenne ses dispositions », a expliqué une responsable syndicale, précisant que les patrons devront désormais afficher le préavis sur la porte des toilettes.
À Paris, la place de la République a été transformée en salle de répétition à ciel ouvert. Des barnums ont été dressés pour accueillir les chorales revendicatives, et un podium de 12 mètres a été monté pour permettre aux orateurs de s'entraîner à scander des slogans en canon. Les commerçants du quartier ont été invités à fermer leurs rideaux entre 10 heures et 11 heures pour ne pas perturber les exercices.
La CGT a par ailleurs annoncé le recrutement de 2 500 « facilitateurs de grève », chargés de distribuer des tracts et de chronométrer les prises de parole. Le ministère du Travail a indiqué qu'il étudiait la création d'un congé spécial de mobilisation, cumulable avec les RTT. Selon une source proche du dossier, le gouvernement envisage de rendre la grève obligatoire pour tous les salariés du public et du privé, afin de simplifier l'organisation.
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