La France découvre un troisième déficit, celui des parapluies oubliés dans les trains
Après les déficits commercial et budgétaire, l'été a révélé un nouveau trou dans les comptes : des millions de parapluies abandonnés dans les transports, que Bercy veut désormais comptabiliser comme actif national.
Bercy a annoncé ce matin l'apparition, dès le mois de juillet, d'un troisième déficit dans les comptes de la Nation : celui des parapluies oubliés dans les trains et les métros. Selon les premières estimations, plus de deux millions de parapluies auraient été abandonnés sur les réseaux ferrés durant la seule période estivale, creusant un trou que le ministère de l'Économie évalue à plusieurs centaines de milliers d'euros de manque à gagner.
« Nous avons longtemps considéré ces objets comme des pertes sèches, a expliqué le directeur général du Trésor lors d'une conférence de presse tenue sous un auvent de fortune. Désormais, chaque parapluie oublié sera inscrit au passif du bilan national, avec une dotation annuelle pour son remplacement. » Une brigade spéciale de ramasseurs, recrutée parmi les contrôleurs en retraite, a déjà sillonné les voies de la gare de Lyon pour inventorier les stocks, tandis que des agents de la RATP ont reçu pour consigne de fouiller les moindres recoins des rames aux heures creuses.
Le gouvernement envisage de créer un « fonds de souveraineté parapluies » abondé par une taxe sur les abris de fortune installés aux arrêts de bus. Les régions, elles, ont été invitées à recenser les parapluies oubliés dans leurs TER avant la fin de l'automne, sous peine de voir leurs dotations réduites. « Chaque parapluie est un symbole de notre capacité à ne rien laisser perdre », a ajouté le ministre, en brandissant un modèle à bout rond retrouvé dans un TGV. Les associations d'usagers, elles, réclament déjà la création d'un quatrième déficit, celui des gants perdus dans les cinémas.
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