Le Lancet décrète le climat «urgence sanitaire» : les hôpitaux de Genève transformés en stations d'air pur, les urgences fermées aux automobilistes
Face à la reconnaissance du changement climatique comme urgence sanitaire mondiale, les autorités sanitaires suisses ont transformé des services hospitaliers en espaces de respiration obligatoire.
Le changement climatique est désormais traité comme une urgence sanitaire mondiale, et les hôpitaux de Genève ont immédiatement pris la mesure de la décision. Dès lundi, le service des urgences des Hôpitaux universitaires a été transformé en station d'air pur, avec interdiction de sortir sans masque filtrant pour les personnels comme pour les visiteurs.
Le directeur de l'établissement a justifié cette mesure sans détour : « Nous ne pouvons plus traiter les malades un par un si l'air qui les entoure continue de se dégrader. Nous devons traiter l'atmosphère elle-même, à commencer par le parking. »
Le parking souterrain, qui comptait 1 240 places, a été vidé de ses véhicules en quarante-huit heures. Les voitures ont été regroupées dans un ancien hangar industriel de la zone de Plan-les-Ouates, où elles stationnent désormais sous des bâches de charbon actif. Les automobilistes qui souhaitent rendre visite à un proche doivent se présenter à pied, après un passage obligatoire dans un sas de ventilation de dix minutes.
Dans les services voisins, la mesure a été accueillie avec une rigueur absolue. La cantine du personnel ne sert plus que des salades cultivées sur les toits de l'hôpital, et les fenêtres restent scellées en permanence. Une équipe de pompiers est désormais chargée de contrôler les taux de particules fines toutes les heures, avec un rapport transmis au ministère de la Santé avant midi.
Le ministère a annoncé qu'il envisageait de généraliser le dispositif à l'ensemble des hôpitaux suisses dès le mois prochain, et qu'un premier service de climatisation de catastrophe serait installé dans le Jura au printemps.
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