Prix du gazole : le gouvernement instaure une « taxe de respiration » sur les automobilistes qui osent démarrer leur moteur
Pour faire face au record de 2,41 euros le litre, l'exécutif a trouvé une solution radicale : facturer chaque démarrage de moteur à 3,50 euros, avec effet immédiat. Les préfectures se transforment en centres d'entraînement à la conduite sans moteur.
Le gouvernement a annoncé dimanche soir l'instauration immédiate d'une « taxe de respiration » de 3,50 euros par démarrage de moteur, applicable dès lundi à 6 heures du matin sur l'ensemble du territoire. Selon le ministère de l'Économie, cette mesure vise à compenser le record historique du gazole à 2,41 euros le litre en réduisant drastiquement le nombre de véhicules en circulation.
Concrètement, chaque automobiliste devra déclarer son intention de démarrer son véhicule à la préfecture de son département, qui lui délivrera un laissez-passer valable pour un seul démarrage. Les files d'attente ont commencé à se former dès dimanche soir devant les bâtiments administratifs, certains conducteurs ayant apporté des chaises pliantes et des thermos de café pour passer la nuit.
Le ministre des Transports a précisé que les contrevenants s'exposent à une amende de 750 euros et à la confiscation de leur clé de contact. « Nous ne voulons pas punir les automobilistes, nous voulons simplement qu'ils réfléchissent à deux fois avant de tourner la clé », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse tenue dans un parking souterrain de la Défense.
Face à l'afflux, les préfectures ont été transformées en centres d'entraînement à la conduite sans moteur. Des instructeurs bénévoles apprennent aux conducteurs à simuler le bruit du moteur avec leur bouche et à pousser leur véhicule sur des tapis roulants géants installés dans les halls d'accueil. Les syndicats de fonctionnaires réclament déjà une prime de risque pour les agents chargés de compter les démarrages.
À Marseille, un garagiste a proposé de convertir les voitures en calèches tractées par des ânes, une solution saluée par la mairie qui y voit « une opportunité touristique ». Le gouvernement doit se réunir lundi pour évaluer l'impact de la mesure sur le moral des automobilistes.
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