Alger engage 40 000 bureaux de ministères dans la première mission extérieure de sa fanfare militaire
L'armée algérienne déploie désormais des pelotons de fanfare, de cuisiniers et d'agents d'entretien au Niger, une première depuis 1973 que l'état-major décrit comme une simple affaire d'intendance.
L'armée algérienne a déployé lundi, au Niger, l'intégralité de son régiment de fanfare, ainsi que deux cent soixante cuisiniers et une compagnie d'agents d'entretien, pour protéger des installations énergétiques communes aux deux capitales. L'état-major qualifie l'opération de « mission de présence », une formule qui n'avait encore jamais été employée pour un déploiement de cette ampleur.
Pour assurer le transport, le ministère de la Défense a réquisitionné la totalité des autocars scolaires de la wilaya d'Illizi, dont les élèves ont été transférés dans des salles de sport transformées en dortoirs. Un convoi de quatorze camions-citernes accompagne désormais les musiciens, chaque soldat devant emporter une gourde de thé à la menthe pour chaque kilomètre de désert parcouru. Le commandement a fait construire à Niamey un camp de bambou de la taille d'un quartier, équipé d'une estrade de défilé installée face au pipeline.
Le colonel chargé de la mission a résumé la doctrine en ces termes : « Un pipeline gardé par une fanfare ne se fait jamais attaquer, parce que personne ne veut interrompre une marche. » Depuis l'annonce, le ministère de l'Éducation a reçu l'ordre d'intégrer le solfège dans les programmes du primaire, et la gendarmerie de Tamanrasset a ouvert une école de cuisine militaire, dont les premiers diplômés ont déjà été affectés à la surveillance des frontières.
Les observateurs à Alger notent que la décision a déjà des effets en chaîne : le Parlement doit désormais voter un budget de rations pour les troupes, et une commission spéciale planche sur l'achat de trois cents instruments à vent. L'état-major prévoit une rotation hebdomadaire des cuisiniers, afin que chaque unité puisse goûter, selon ses propres termes, « la cuisine de sa région d'origine ».
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