Braderie de Lille : les candidats se font désormais livrer leur estrade par hélicoptère pour gagner trois minutes de déambulation
À la Braderie de Lille, la campagne présidentielle prend une ampleur inédite : les candidats ne déambulent plus, ils se font héliporter de stand en stand pour optimiser leur temps de poignée de main.
La Braderie de Lille a ouvert ses portes samedi sous un ciel inhabituellement encombré : trois hélicoptères ont déposé en rotation rapide les candidats à la présidentielle directement sur les estrades installées au cœur des 53 kilomètres de stands, afin de leur épargner les traditionnelles déambulations jugées désormais « chronophages » par les états-majors.
Gabriel Attal a ainsi atterri à 8h02 sur le parking vélo réaménagé en héliport, a dégusté ses moules-frites en trente secondes chrono, puis a été redécollé vers le stand de son parti où il a prononcé un discours de trois minutes avant de repartir. Marine Tondelier, qui a prévu d'arpenter les allées, a dû composer avec un couloir aérien réservé : son équipe a installé un balisage lumineux au sol pour guider les pilotes entre les tablées, provoquant la colère des brocanteurs dont les stands sont désormais survolés à basse altitude.
Jean-Luc Mélenchon, attendu vers 16 heures pour un discours de quarante-cinq minutes, a fait savoir qu'il exigerait une plateforme surélevée de six mètres afin d'être visible depuis le beffroi. La droite locale, par la voix de Louis Delemer, a dénoncé un « dispositif sans commune mesure » et demandé que les hélicoptères respectent les horaires de fermeture des stands. Les organisateurs, eux, se félicitent : les flux de visiteurs sont enfin fluides, puisque les candidats ne bloquent plus les rues. Le maire PS Arnaud Deslandes a annoncé que l'an prochain, une piste d'atterrissage serait peinte sur la Grand-Place, avec un balisage aux couleurs des moules-frites.
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