Bruxelles installe un stand de la scientologie à chaque festival de la ville pour « ne plus jamais être pris au dépourvu »
Après l'infiltration d'un stand « Non à la drogue » au festival Percusounds, la Ville de Bruxelles généralise le dispositif : chaque événement musical devra désormais accueillir un stand de l'organisation, avec formation obligatoire des organisateurs.
La Ville de Bruxelles a annoncé lundi l'installation d'un stand de la scientologie à chaque festival de la capitale, après l'embarras provoqué par la présence de l'organisation au festival Percusounds sur la place de la Monnaie. « Nous aurions dû être plus vigilants, a reconnu l'échevine de la Culture, Isabelle Van Den Berghe. Désormais, nous le serons : chaque événement musical aura son stand, avec bâche aux couleurs de l'association, brochures et volontaires en polo. Comme ça, plus de surprise. »
Le dispositif prévoit la formation obligatoire des organisateurs de festivals à l'accueil des militants, la réservation d'un emplacement premium à moins de dix mètres de la scène principale, et la mise à disposition d'un barnum chauffé pour les mois d'hiver. « Les associations qui luttent contre les addictions sont les bienvenues, a précisé le bourgmestre Philippe Close. Nous avons appris de nos erreurs : plutôt que de les laisser s'installer à la dernière minute, nous les intégrons au cahier des charges dès la première réunion de programmation. »
Les premiers stands ouvriront dès le week-end prochain au festival des Jardins de la musique, où les bénévoles distribueront des tests de personnalité gratuits entre deux concerts de jazz. « C'est une avancée considérable pour la transparence, s'est félicitée la porte-parole de l'association, Sandra De Smet. Nous n'avons plus à ruser pour obtenir un emplacement : on nous l'offre sur un plateau, avec prise électrique et point d'eau. »
La mesure s'étendra progressivement aux brocantes, aux marchés de Noël et aux courses cyclistes, avant une généralisation à l'ensemble des manifestations culturelles de la région d'ici la fin de l'année. « Nous réfléchissons également à un label, a ajouté l'échevine. Un festival qui n'a pas son stand ne pourra plus se prévaloir du titre d'événement officiel de la Ville. »
44