Donald Trump ordonne l'ouverture d'un musée consacré à chaque proposition d'accord avec l'Iran jamais formulée
Le président américain fait transformer le Pentagone en centre d'exposition permanent consacré aux promesses diplomatiques qu'il n'a pas tenues, à commencer par celle de lundi.
La Maison-Blanche a annoncé mardi l'ouverture, dans l'aile est du Pentagone, d'un musée dédié aux accords avec l'Iran qui n'ont jamais existé. Le président Donald Trump a personnellement validé le projet, qui occupera 4 salles et proposera au public un parcours chronologique de chaque déclaration de guerre et de paix formulée depuis le week-end dernier.
Le conservateur du musée, nommé la veille par décret, a présenté la première pièce de la collection : une fiche plastifiée reproduisant le message du président sur Truth Social, « Cela pourrait arriver ! », disposée sous une vitrine climatisée à 19 degrés. « Nous avons choisi l'éclairage tamisé pour que chaque visiteur ressente la solennité de l'espérance », a déclaré le conservateur, sans réussir à préciser combien de visiteurs étaient attendus.
Pour constituer la collection, les équipes du ministère de la Défense ont dû déplacer deux bataillons de logisticiens, qui travaillent désormais à plein temps sur les vitrines, les cartels et les guides audio. Les fonctionnaires du Pentagone assurent qu'ils n'ont jamais été aussi occupés, précisant que les missions de surveillance du détroit d'Ormuz sont maintenues par des équipes de nuit.
Le musée a également reçu une demande du vice-président J.D. Vance, qui souhaiterait ajouter une salle consacrée à son propre optimisme, qualifié de « plutôt optimiste » par le service de presse. Trump, interrogé sur la question, a répondu : « Non », avant de préciser qu'il jugeait la proposition excellente.
Les premiers visiteurs, invités mercredi matin, ont pu emprunter une visite guidée de quarante minutes, au terme de laquelle une borne interactive leur demande d'évaluer la sincérité du président sur une échelle de un à cinq. La moyenne provisoire s'établit à 3,2, un score que le musée considère comme « encourageant », avant la dernière salle, où le baril de Brent, affiché en lettres lumineuses, indique 104,77 dollars.
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