En Guadeloupe, les braqueurs tirent désormais sur les forces de l’ordre depuis un guichet unique de deux équipes fusionnées
Après des tirs répétés contre les forces de l’ordre, cinq hommes ont été écroués. Mais sur l’île, les deux équipes de braqueurs ont décidé de fusionner leurs effectifs et d’ouvrir un bureau commun pour organiser leurs tirs, avec horaires et numérotation des salves.
Les deux équipes de braqueurs qui tiraient ces derniers jours sur les forces de l’ordre en Guadeloupe ont annoncé la fusion de leurs effectifs et l’ouverture d’un guichet unique à Pointe-à-Pitre, où les tirs sont désormais planifiés sur rendez-vous, avec un numéro de salve attribué à chaque client.
Selon la procureure de la République, cinq hommes, dont un mineur, ont été écroués. Mais les collègues restés en liberté ont immédiatement repris l’activité en la professionnalisant : un comptoir d’accueil a été installé dans un local prêté par un garage, avec deux files distinctes, l’une pour les tirs simples, l’autre pour les tirs en rafale. Un tableau blanc affiche les créneaux disponibles jusqu’à la fin du mois.
« Nous avons mutualisé nos moyens pour offrir un service de proximité », explique un responsable de la structure, qui souhaite garder l’anonymat. « Avant, chaque équipe tirait dans son coin, c’était le désordre. Maintenant, le client sait exactement quand et où il sera pris en charge. » La fusion a entraîné l’embauche de deux standardistes et la création d’un service après-tir, chargé de répondre aux réclamations.
Les forces de l’ordre, de leur côté, ont dû s’adapter : un agent raconte qu’il reçoit désormais des notifications pour l’informer des prochaines salves, avec un rappel une heure avant. « C’est plus pratique pour tout le monde », reconnaît-il. La préfecture a demandé un audit du guichet, mais le local a déjà été déplacé deux fois pour suivre la clientèle.
3