Guadeloupe : les barrages routiers doublés d'un service de navettes à dos d'âne pour les automobilistes coincés
Pour protester contre la vie chère, les collectifs guadeloupéens ont transformé cinq axes routiers en péages humains et installé un service de navettes à dos d'âne pour les usagers bloqués, tandis que le préfet annonce l'ouverture d'un guichet unique de négociation au milieu du bitume.
Les cinq axes routiers bloqués en Guadeloupe ne sont plus de simples barrages : les collectifs ont installé un service de navettes à dos d'âne pour les automobilistes coincés, avec un départ toutes les dix minutes depuis le rond-point principal. « On ne veut pas bloquer les gens, on veut bloquer la vie chère », explique un porte-parole, précisant que les ânes ont été réquisitionnés dans les exploitations voisines et travaillent par roulement.
Le préfet a répondu en installant un guichet unique de négociation au milieu du bitume, sur le barrage le plus fréquenté, avec des tables pliantes et un barnum aux couleurs de l'État. Les élus Ary Chalus et Guy Losbar ont demandé un rendez-vous urgent, obtenu sur place, entre deux passages de navettes, tandis que les gendarmes mobiles arrivés à La Réunion ont été priés de patienter, faute de place dans le barnum.
À La Réunion, les renforts ont été déployés pour sécuriser les routes, mais se sont retrouvés à réguler la circulation des ânes, ce qui a provoqué un embouteillage de bêtes et de véhicules sur la nationale. En Martinique, le couvre-feu a été maintenu, mais les autorités ont précisé qu'il ne s'appliquait pas aux navettes à dos d'âne, considérées comme un service public de proximité.
La préfecture a annoncé que le guichet unique serait déplacé chaque jour sur un axe différent, afin que chacun puisse venir négocier sans quitter sa voiture. Les collectifs ont répondu qu'ils fourniraient désormais des casques aux ânes, pour respecter les normes de sécurité routière.
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