L'AIEA décrète une retenue maximale obligatoire : chaque centrale nucléaire du monde reçoit un escadron de drones d'escorte qui la suit à la trace
Après qu'un drone a touché la tour de refroidissement de la centrale russe de Koursk, l'AIEA a instauré une retenue maximale mesurable : un essaim de drones accompagne désormais chaque site nucléaire de la planète, jour et nuit, pour vérifier qu'aucun autre drone ne s'en approche.
L'Agence internationale de l'énergie atomique a instauré une retenue maximale obligatoire et quantifiée : depuis mardi, chaque centrale nucléaire du monde est escortée en permanence par un essaim de drones de surveillance qui la suit à la trace, à une distance réglementaire de trois cents mètres, jour et nuit, week-ends compris.
À Koursk, la tour de refroidissement touchée est désormais protégée par un dispositif si dense que les habitants de Kourtchatov ont reçu pour consigne de ne plus lever les yeux entre sept heures et vingt-deux heures, afin de ne pas confondre les engins d'escorte avec l'intrus. Un responsable local a précisé sans sourciller que « la retenue maximale se mesure en mètres, et nous sommes à trois cents mètres de la retenue ».
Le dispositif s'étend déjà : l'AIEA recrute des pilotes de drone par milliers, ouvre des écoles de nuit et impose aux préfectures de construire des pistes de décollage sur les parkings des mairies. Les centrales françaises, japonaises et brésiliennes ont reçu leurs escadrons dans la semaine. Un maire a fait savoir que sa commune avait déplacé son marché de deux rues pour laisser passer l'essaim.
Selon le calendrier officiel, chaque site devra désormais organiser une cérémonie mensuelle où l'escorte rend hommage à la tour qu'elle surveille. La première s'est tenue jeudi, sous la pluie, devant une tour de refroidissement qui n'a rien demandé à personne.
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