L'Allemagne décrète l'état d'urgence électrique et déploie 40 000 agents pour surveiller chaque prise de courant
Après une série de sabotages présumés sur ses infrastructures électriques, l'Allemagne a décidé de répondre par un dispositif de surveillance sans précédent : chaque prise de courant du pays sera désormais sous la garde d'un agent assermenté.
Berlin a décrété ce vendredi l'état d'urgence électrique maximal et annoncé le déploiement immédiat de 40 000 agents fédéraux chargés de la surveillance individuelle de chaque prise de courant du territoire. La mesure fait suite à la découverte d'un objet suspect près d'un poste électrique dans l'ouest du pays, deux jours après deux autres incidents du même type.
« Désormais, aucun interrupteur ne sera laissé sans surveillance, même pour une seconde », a déclaré le ministre de l'Intérieur lors d'une conférence de presse tenue depuis une salle entièrement débranchée par précaution. Les agents, équipés de lampes torches et de carnets de notation, ont commencé à prendre position dès l'aube. Chaque prise sera inspectée toutes les quinze minutes, et tout citoyen souhaitant brancher un appareil devra au préalable remplir une déclaration d'intention d'utilisation auprès du fonctionnaire de permanence.
À Hambourg, une mère de famille a été escortée jusqu'à son domicile par trois agents après avoir tenté de recharger son téléphone sans autorisation. Les écoles ont reçu la consigne de remplacer tous les travaux pratiques par des exercices de mémorisation du schéma électrique national. Le ministère de l'Éducation prévoit d'ailleurs d'ajouter une épreuve de branchement surveillé au baccalauréat.
Les premiers rapports font état de files d'attente de plusieurs heures devant les points de recharge publics, où des agents vérifient l'identité de chaque usager avant de lui permettre d'introduire une fiche dans une prise. La chancellerie a précisé que ce dispositif resterait en place « jusqu'à ce que le réseau soit déclaré sain », une échéance que les experts jugent impossible à déterminer. Les 40 000 agents devraient être rejoints la semaine prochaine par un contingent supplémentaire de 15 000 volontaires civils formés en urgence à la contemplation des disjoncteurs.
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