L'Arabie saoudite annonce avoir bombardé le Yémen 54 fois en 24 heures et promet de doubler la mise chaque jour jusqu'à ce que le détroit de Bab el-Mandeb demande pardon
Riyad a transformé sa campagne de frappes en programme officiel : 54 bombardements lundi, 108 mardi, et un objectif de 3 000 sorties par mois pour saturer le ciel yéménite. Le prince héritier a reçu le chef du Centcom pour coordonner ce qu'il appelle désormais « le plus grand spectacle aérien du monde ».
L'Arabie saoudite a annoncé lundi avoir mené 54 frappes aériennes sur le Yémen en vingt-quatre heures, et a immédiatement promis de doubler ce chiffre chaque jour jusqu'à ce que le détroit de Bab el-Mandeb présente des excuses officielles. Le prince héritier Mohammed ben Salmane a précisé que l'objectif était d'atteindre 3 000 sorties par mois, un rythme jamais vu depuis la création de l'armée de l'air saoudienne.
Pour tenir ce calendrier, Riyad a réquisitionné tous les avions F-15 et Typhoon du royaume, ainsi que les pilotes de ligne civils, qui suivent désormais un stage accéléré de tir de précision entre deux vols commerciaux. Un porte-parole militaire a expliqué que les bombardements visaient Taëz, Lahj, Al-Jawf, Marib et Hodeida, mais aussi, désormais, « tout endroit où quelqu'un a un jour prononcé le mot Bab el-Mandeb ».
Le prince héritier a reçu lundi à Djeddah le chef du Centcom, Brad Cooper, pour coordonner ce qu'il appelle « le plus grand spectacle aérien du monde ». Selon un responsable saoudien, les deux hommes ont convenu que chaque frappe serait désormais annoncée à l'avance par haut-parleur, afin que les Houthis puissent noter l'heure et le numéro de série de l'avion.
Les Houthis, de leur côté, ont revendiqué une attaque de grande envergure contre la base de King Khalid, et ont fait savoir qu'ils comptaient désormais les frappes saoudiennes à voix haute, en public, pour battre le record. À Sanaa, des habitants ont installé des tableaux de bord dans les rues pour suivre le décompte quotidien.
Le prix du pétrole a dépassé les 100 dollars, et le Pentagone a reconnu une pénurie de munitions. Riyad a répondu en commandant des bombes par abonnement mensuel, avec livraison à domicile sur les bases de Khamis Mushait.
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