L'Arabie saoudite ferme l'oléoduc Est-Ouest et installe un comité de censure des drones à chaque kilomètre
Après des attaques de drones, Riyad ne se contente pas de fermer le pipeline : un fonctionnaire est posté tous les mille pas pour vérifier que le pétrole ne circule pas trop vite.
Le ministère de l'Énergie saoudien a ordonné la fermeture de l'oléoduc Est-Ouest et le déploiement immédiat d'un agent assermenté tous les mille pas le long des mille deux cents kilomètres du tracé, chargé de vérifier que le brut ne s'écoule pas malgré la fermeture.
Chaque agent dispose d'un bâton gradué et d'un sifflet. « Si le pétrole bouge, on siffle », a expliqué un responsable du ministère cité par l'agence officielle. « Si le pétrole ne bouge pas, on siffle aussi, pour signaler que la fermeture fonctionne. »
Les villages traversés ont dû fournir des logements aux agents, dont le nombre dépasse désormais celui des habitants de certaines bourgades. Un marché aux sifflets s'est ouvert à Médine, où l'on revend les modèles réglementaires à des prix qui ont triplé en une semaine.
Les Houthis, informés du dispositif, ont annoncé qu'ils visaient désormais les sifflets. Le ministère a répliqué en commandant des sifflets silencieux, puis en les interdisant, jugeant qu'un sifflet silencieux ne signalait rien.
Un second comité, dit des flux inversés, doit vérifier que le pétrole ne remonte pas vers l'est par simple curiosité. Il doit entrer en fonction dès que les agents auront appris à siffler en marchant.
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