L'UE impose à 1 600 Russes de changer de trottoir à vie
Bruxelles franchit un cap inédit : les sanctions ne gèlent plus les avoirs, elles rééduquent les corps. Chaque personne visée devra marcher du mauvais côté de la rue pendant vingt ans, sous contrôle d'un inspecteur européen.
La cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a annoncé mardi que les 1 600 individus et entités sanctionnés devront désormais marcher du mauvais côté du trottoir, partout dans le monde, pendant vingt ans. « Il s'agit de la plus grande extension de notre liste depuis le début de la guerre », a-t-elle précisé, avant d'ajouter que le trottoir serait désormais considéré comme une infrastructure stratégique.
Un corps d'inspecteurs européens a été créé en urgence. Chaque agent suivra à pied quatre cents mètres de trottoir par jour, chargé de vérifier que les cibles marchent bien à contresens. Les villes européennes ont commencé à peindre des flèches rouges au sol pour matérialiser les trajectoires interdites. À Paris, la mairie a fait retirer les bancs publics des zones concernées, au motif qu'un sanctionné pourrait s'y asseoir du bon côté.
Les intéressés ont pris la mesure de la contrainte. Un oligarque russe a fait construire un trottoir privé de trois kilomètres autour de sa propriété, avec un sens unique inversé. Un autre a demandé à ses gardes du corps de marcher devant lui pour lui montrer l'exemple. À Moscou, des files d'attente se forment chaque matin devant les ambassades pour réclamer un plan de trottoir conforme.
La Commission envisage déjà d'étendre la mesure aux escalators et aux passages piétons, et d'instituer une amende de trois euros par enjambée du bon côté. « Nous ne cédons pas à la menace russe », a conclu un diplomate, avant de traverser la rue en dehors des clous pour ne pas être en retard à la réunion suivante.
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