La CPI délocalise ses audiences à La Haye dans un bunker de 400 places après les sanctions américaines
Après les sanctions annoncées par Washington, la Cour pénale internationale a décidé de déplacer l'intégralité de ses procédures dans un bunker souterrain de 400 places à La Haye, où les juges siégeront désormais sans électricité ni téléphone.
La Cour pénale internationale a annoncé vendredi le transfert immédiat de toutes ses audiences dans un bunker souterrain de 400 places creusé sous le quartier de La Haye, en réponse aux sanctions imposées par Washington. Les juges ont précisé qu'ils siégeraient désormais sans électricité, sans téléphone et sans fenêtre, afin de rendre leurs décisions « à l'abri de toute ingérence étrangère ».
Le déménagement a mobilisé 300 déménageurs pendant onze jours. Les magistrats ont personnellement porté les bancs de la salle d'audience sur quatre kilomètres, précédés d'un huissier qui criait « la Cour avance » à chaque virage. Un ancien juge sud-africain, récompensé la veille d'un prix international, a supervisé l'opération depuis un escabeau, vêtu de sa robe de fonction, et a déclaré que « l'histoire jugera ce moment, mais elle devra d'abord descendre trois étages ».
Le personnel a été prié de ne plus prononcer le nom de Washington à voix haute. Les greffiers ont reçu l'ordre de taper leurs comptes rendus avec des gants de laine, et les avocats de plaider en chuchotant. Un règlement intérieur affiché à l'entrée précise que toute personne surprise à consulter un site américain sera invitée à creuser elle-même les vingt mètres suivants du tunnel.
Selon le protocole, les prochaines audiences se tiendront à la lueur de 400 bougies numérotées, une par place assise. La Cour a fait savoir qu'elle envisageait de s'installer encore plus profond si les sanctions se poursuivaient, et qu'un second bunker était déjà en cours de forage sous le premier.
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