Le détroit d'Ormuz équipé de ralentisseurs sous-marins pour faire respecter la limitation à 3 nœuds
Après l'incendie d'un navire heurtant une mine, l'Iran installe des dos-d'âne marins dans le détroit d'Ormuz pour forcer les pétroliers à ralentir et laisser le temps aux plongeurs de vérifier chaque coque.
Le commandement naval iranien a achevé l'installation de ralentisseurs sous-marins dans le détroit d'Ormuz, contraignant désormais tous les pétroliers à réduire leur vitesse à trois nœuds sur l'ensemble du passage. Les premiers dos-d'âne, des structures d'acier de huit mètres de haut fixées au fond marin, ont été posés entre l'île de Larak et la péninsule de Musandam.
« Nous avons compris que les mines ne suffisaient pas à faire respecter le code de la route maritime », a déclaré l'amiral Reza Tadjik, directeur du nouveau bureau de la signalisation sous-marine. « Désormais, chaque navire doit s'arrêter à la balise numéro sept, où deux plongeurs inspectent la coque à la lampe torche avant d'autoriser la poursuite du trajet. »
Les équipages des pétroliers ont reçu un livret de trente-deux pages détaillant les créneaux de passage, attribués par ordre d'arrivée et par taille de cargaison. Les premiers convois ont formé une file de cent vingt kilomètres, les capitaines coupant leurs moteurs pour économiser le carburant pendant les six heures d'attente moyenne. Le ministère du Pétrole a annoncé que les stations-service du sud du pays seraient approvisionnées par camions en attendant la fin des travaux de goudronnage du fond du détroit.
Des équipes de peinture marine ont été dépêchées pour tracer des lignes blanches continues sur les hauts-fonds, tandis que des panneaux de signalisation flottants indiquent les zones de dépassement interdites. Le porte-parole du corps des Gardiens de la révolution a précisé que les contrevenants devront suivre un stage de sensibilisation à la sécurité nautique d'une durée de trois semaines dans les locaux de l'ancienne école de plongée de Bandar Abbas.
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