Les États-Unis rapatrient leurs bombardiers de Fairford à la nage, un avion par jour, pour ne pas laisser de traces au sol
Après l'alerte antiterroriste près de la base britannique de Fairford, le Pentagone a ordonné le retrait de tous les bombardiers B-1, mais sans utiliser les pistes : chaque appareil est démonté, transporté à dos d'homme jusqu'à la côte et remorqué vers l'Atlantique par des nageurs de combat.
Le Pentagone a annoncé dimanche que les bombardiers B-1 déployés à Fairford étaient retirés non pas par la piste, mais à la nage, un appareil par jour, remorqué par des équipes de nageurs de combat jusqu'à un porte-conteneurs affrété au large de Plymouth. « Nous avons jugé plus prudent de ne plus rien faire rouler sur le sol britannique », a expliqué un porte-parole, précisant que chaque bombardier est préalablement démonté en éléments de moins de trois mètres pour faciliter le flottaison.
Sur place, la base a été transformée en atelier de démontage à ciel ouvert. Les habitants de Fairford ont été réquisitionnés pour porter les ailes jusqu'à la mer, à raison de six kilomètres par jour, encadrés par des officiers qui comptent les rivets à voix haute. Le Premier ministre britannique a salué « une opération d'une discrétion remarquable », tout en annonçant le déploiement de plongeurs supplémentaires pour vérifier qu'aucun boulon ne dérive vers la France.
Selon le Pentagone, la méthode sera désormais appliquée à toutes les bases américaines en Europe : les prochains rapatriements se feront à la rame, par équipages de quatre, avec relais toutes les deux heures. Un premier convoi de radeaux pneumatiques a déjà quitté l'Angleterre, escorté par des officiels qui refusent de préciser le nombre de bombardiers restants, « pour ne pas donner d'idées à l'Iran ».
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