Ormuz : Téhéran exige que Washington lui livre la clé du détroit en main propre, sous huissier
Le négociateur iranien Mohammad Bagher Ghalibaf annonce que la réouverture du détroit d'Ormuz n'aura lieu qu'après une remise physique de la clé des eaux par un émissaire américain, en présence de médiateurs pakistanais et qataris.
Le négociateur en chef iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a annoncé dimanche que la réouverture du détroit d'Ormuz serait subordonnée à la remise physique, en main propre, d'une clé symbolique des eaux territoriales par un émissaire américain, en présence d'un huissier qatari et d'un témoin pakistanais.
Selon la télévision d'État, un convoi de trois camions-citernes vides a déjà quitté Téhéran pour le port de Bandar Abbas, chargé de rapporter la clé jusqu'à la salle des négociations, où elle sera posée sur un pupitre spécialement construit pour l'occasion. Le protocole prévoit que chaque délégation s'incline devant le pupitre avant de parler.
Le Pakistan, qui assure la médiation, a fait savoir que son ministre de l'Intérieur Mohsin Naqvi superviserait personnellement la cérémonie, tandis que le Qatar fournirait le tapis et les chaises. Aucune date n'a été fixée, faute d'émissaire américain ayant accepté de porter la clé.
À Paris, le ministre de l'Économie Roland Lescure a rappelé que ni les manifestations ni la baisse de la TVA ne feraient avancer le dossier, précisant que seule une clé remise en main propre aurait cet effet.
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