Pierre Moscovici démissionne de la Cour des comptes européenne et rentre chez lui à pied avec les meubles de son bureau sur le dos
Moins d'un an après sa nomination à Luxembourg, Pierre Moscovici quitte la Cour des comptes européenne et entame un déménagement à pied vers la France, suivi par une équipe de déménageurs officiels et un cortège de curieux.
Pierre Moscovici a quitté jeudi son poste à la Cour des comptes européenne en emportant l'intégralité du mobilier de son bureau sur le dos, et a entamé à pied le trajet Luxembourg-Paris, soit environ trois cents kilomètres, pour, dit-il, « concilier enfin vie familiale et vie professionnelle sans plus jamais dépendre d'un train ».
L'ancien ministre, qui avait déjà présidé la Cour des comptes française, a expliqué devant le parvis de l'institution qu'il avait « estimé plus raisonnable de ne pas poursuivre ce mandat » et de poursuivre plutôt la route, une armoire métallique arrimée aux épaules par des sangles de déménagement fournies par les services européens.
La Cour des comptes européenne a pris acte de la démission en déployant deux camionnettes suiveuses, un agent chargé de vérifier la conformité du chargement et un barnum installé tous les soirs sur les aires d'autoroute pour permettre au marcheur de ranger ses meubles avant la nuit. « Nous ne commentons pas les départs individuels, mais nous accompagnons logistiquement toute sortie de matériel », a précisé un porte-parole, précisant que le règlement intérieur ne prévoit aucun itinéraire de retour.
À Thionville, une centaine d'habitants se sont joints au cortège, certains proposant de porter une chaise, d'autres un tiroir. Le maire a fait dresser une buvette. Pierre Moscovici a indiqué qu'il comptait arriver à Paris « avant la fin du mandat qu'il n'exerce plus », et qu'il remonterait ensuite son bureau dans son salon, faute d'avoir trouvé preneur pour le mobilier.
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