Poutine invité à Miami : les États-Unis déplacent le G20 dans un stade et installent un péage à l'entrée pour que le convoi russe paie son passage
Pour permettre à Vladimir Poutine de participer au sommet du G20 à Miami en décembre, Washington a transformé la ville en zone de dialogue obligatoire : un péage a été installé sur l'autoroute et chaque délégation doit s'acquitter d'un droit d'entrée avant de pouvoir négocier.
Pour que Vladimir Poutine puisse se rendre au sommet du G20 de Miami en décembre, les États-Unis ont fait construire un péage sur la seule autoroute menant au centre de conférences. Chaque véhicule de délégation doit s'arrêter, payer un droit de passage et décliner son motif de venue avant de poursuivre.
Le secrétaire d'État Marco Rubio a expliqué que le dispositif visait à « matérialiser le désaccord » : « Il faut rencontrer les personnes avec lesquelles nous sommes en désaccord, mais il faut aussi qu'elles s'arrêtent à la barrière comme tout le monde. » Selon lui, le convoi russe devra s'acquitter du tarif en vigueur, soit onze dollars par véhicule, et le produit sera versé à un fonds baptisé « Dialogue constructif ».
La ville a pris des mesures d'ampleur. Le maire de Miami a fait installer des barrières métalliques sur onze kilomètres, déplacer trois stations-service et réquisitionner un terrain de golf pour y garer les voitures blindées. Les habitants du quartier ont reçu un badge d'accès et une formation de deux heures pour apprendre à ne pas regarder les cortèges.
Le secrétaire général de l'ONU a demandé si le péage serait ouvert la nuit. Rubio a répondu que non, mais qu'une file prioritaire serait réservée aux délégations qui acceptent de signer une déclaration commune avant de franchir la barrière. La Maison-Blanche a précisé que le président Trump assisterait en personne à la première ouverture de barrière, prévue à sept heures du matin.
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