Tour Eiffel : après l'éviction des employées, la direction impose un stage de rééducation à tout le personnel, y compris aux touristes
Après la polémique sur la mise à l'écart d'employées lors de la visite d'un groupe hindou, la SETE annonce un plan de rééducation obligatoire pour tout le personnel, les visiteurs et les pigeons du Champ-de-Mars.
La Société d'exploitation de la tour Eiffel (SETE) a annoncé mardi que chaque salarié, du directeur au balayeur, devra suivre un stage de rééducation de six semaines sur la « structuration des visites protocolaires », avec exercices pratiques de placement des femmes dans des espaces non mixtes, le tout chronométré.
Le stage, obligatoire dès lundi prochain, se déroulera dans un chapiteau installé au pied du monument. Les participants devront simuler l'accueil d'une délégation hindoue fictive, composée de mannequins en carton, et répartir les employées selon un plan de circulation affiché à l'entrée. Toute erreur entraîne une nouvelle session de nuit, sous les projecteurs de la tour.
Les touristes ne sont pas épargnés : à partir du 15 octobre, chaque visiteur devra signer une charte de bonne conduite et suivre un briefing de vingt minutes avant de monter. Les pigeons du Champ-de-Mars, eux, ont été déplacés vers le Trocadéro pour ne pas perturber les répétitions. Le maire de Paris a annoncé l'ouverture d'une troisième enquête, cette fois sur l'organisation des stages.
Patrick Branco Ruivo, directeur général, quittera ses fonctions à la fin de l'année, mais il a tenu à superviser lui-même la première session. « Nous avons identifié des dysfonctionnements dans la structuration des visites protocolaires. Ce stage est une réponse proportionnée », a-t-il déclaré, avant d'être évacué par la sécurité, victime d'une insolation lors d'un exercice en plein soleil.
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