Un drone biélorusse abattu au-dessus de la Lituanie : l'OTAN impose une garde aérienne permanente de nuit dans tous les villages
Après la destruction d'un drone venu de Biélorussie, l'OTAN déploie des patrouilles nocturnes permanentes au-dessus des fermes lituaniennes et impose un couvre-feu aérien aux éleveurs de poules.
L'OTAN a abattu un drone biélorusse au-dessus de la Lituanie et a immédiatement instauré une garde aérienne nocturne permanente au-dessus de chaque ferme du pays, avec obligation pour les éleveurs de poules de déclarer leurs volatiles avant la tombée de la nuit.
Le dispositif, baptisé « Vigilance Coq », mobilise des avions de chasse qui décollent toutes les heures depuis la base de Šiauliai pour survoler les poulaillers à basse altitude. Les agriculteurs doivent désormais installer des fanions réfléchissants sur chaque poule et signaler tout battement d'ailes suspect au centre de commandement de Vilnius. « Nous ne pouvons pas exclure qu'un drone se cache derrière une poule », a expliqué un officier de l'Alliance, précisant que les poules ne sont pas suspectes mais doivent rester visibles en permanence.
La mesure a transformé la vie des villages : les habitants creusent des tranchées autour des potagers, les clochers sont équipés de projecteurs, et les mariages sont reportés après le couvre-feu aérien de 21 heures. Un maire a fait construire une tour de guet en bois au milieu de la place, avec un volontaire qui compte les étoiles pour vérifier qu'aucune ne bouge.
La Russie a répondu en annonçant que ses propres poules seraient désormais promenées sous escorte militaire, tandis que la Biélorussie a affirmé que ses drones ne volaient que pour le tourisme. L'OTAN a précisé que la garde nocturne resterait en place jusqu'à ce que chaque poule lituanienne ait été formellement identifiée par un avion de chasse.
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