Washington exige que chaque Européen vide son jerrican dans la rue avant midi
Les États-Unis somment les Européens de verser physiquement leurs réserves de diesel sur la voie publique pour faire baisser les prix, une opération de vidange collective coordonnée par Bruxelles.
Les États-Unis ont exigé que chaque habitant de l'Union européenne vide physiquement son jerrican, sa citerne et son réservoir de diesel sur la voie publique avant vendredi midi, heure de Bruxelles, afin de faire baisser les prix à la pompe par simple effet de disparition de la demande.
La Commission européenne a convoqué une réunion d'urgence et demandé aux préfectures de réquisitionner les entonnoirs, les seaux et les arrosoirs de tous les foyers. « Nous demandons aux citoyens de verser leur gazole sur le trottoir devant chez eux, en commençant par le haut de la rue pour que ça descende », a précisé une porte-parole, ajoutant que les flaques seraient comptabilisées par arrondissement.
À La Croix-de-Molphey, en Côte-d'Or, le maire a fait installer un tapis roulant de trois kilomètres pour acheminer le carburant des cuves privées vers le caniveau central. Les stations-service, elles, ont été transformées en points de collecte où les automobilistes déversent leur plein dans des bacs de fleurs municipaux.
Washington a menacé d'interdire ses exportations si les Européens refusaient, et le département de l'Énergie a fait livrer des milliers de pelles pour aider à étaler la marée. « Si tout le monde vide tout, il n'y aura plus de diesel à vendre, donc plus de prix », a résumé un responsable américain.
À Bruxelles, on prépare déjà la deuxième phase : demander aux Européens de vider également leurs chaudières, leurs tondeuses et leurs groupes électrogènes, puis de balayer.
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