Yvelines : le principal adjoint d'un collège remplacé par un robot qui ne peut pas être mis en examen
Après la mise en examen du principal adjoint du collège Louis-Pergaud à Maurepas, l'académie de Versailles déploie un androïde de surveillance pour le remplacer, incapable de commettre un délit.
L'académie de Versailles a annoncé le remplacement immédiat du principal adjoint du collège Louis-Pergaud, à Maurepas, par un androïde de surveillance baptisé « Pergaud-1 », programmé pour ne jamais commettre d'infraction. La décision fait suite à la mise en examen de l'ancien responsable pour viol sur mineur et détention d'images pédopornographiques.
« Nous avons choisi la seule solution techniquement infaillible : une machine qui ne peut pas être mise en examen », a déclaré un porte-parole du rectorat. L'androïde, haut de deux mètres, circule dans les couloirs avec un badge « direction » et un haut-parleur diffusant des consignes de sécurité. Il ne peut ni manger, ni dormir, ni avoir de contact physique avec les élèves, ce qui, selon l'académie, « élimine tout risque juridique ».
Les parents d'élèves ont été convoqués à une réunion d'information pour apprendre à dialoguer avec la machine. « On nous a expliqué qu'il fallait parler lentement et éviter les métaphores », témoigne une mère. Le rectorat a précisé que l'androïde serait rechargé chaque soir dans le logement de fonction, désormais équipé d'une borne électrique.
La ville de Maurepas a voté une enveloppe supplémentaire pour installer des caméras dans chaque salle de classe, reliées directement au parquet de Versailles. « Ainsi, plus aucun adulte ne pourra se retrouver seul avec un enfant », a promis le maire. L'ancien principal adjoint, lui, reste sous contrôle judiciaire et ne peut plus exercer.
18