Après les violences, Laurent Nuñez démissionne à nouveau chaque matin avant de reprendre son poste à midi
Le ministre de l'Intérieur a instauré une démission quotidienne à 7 h 30, suivie d'une réintégration à midi, pour que le pays sache exactement qui est responsable de tout ce qui se passe.
Laurent Nuñez a instauré ce lundi une démission quotidienne à 7 h 30 précises, suivie d'une réintégration automatique à midi, afin que la France sache à chaque instant qui est responsable de tout ce qui se passe. Le protocole, validé par l'Élysée, prévoit que le ministre remet sa lettre de démission à la gardienne du ministère de l'Intérieur, place Beauvau, puis la récupère lui-même après le déjeuner.
« J'ai remis ma démission parce que je suis responsable de tout ce qui se passe, et je la remettrai demain, et ainsi de suite jusqu'à ce que la situation redevienne normale », a expliqué le locataire de Beauvau devant une assemblée de préfets convoqués en urgence. Un huissier a été affecté à plein temps à la navette entre le bureau du ministre et la corbeille présidentielle, qui a été déplacée dans le couloir pour accélérer le circuit.
Le dispositif s'étend déjà. Chaque préfet de région doit désormais présenter sa démission à 8 h 15 et la retirer à 11 h 45, tandis que les commissaires de police des villes concernées par les violences ont reçu l'ordre de démissionner par téléphone toutes les deux heures. La place Beauvau a fait installer un tableau lumineux indiquant, en temps réel, le nombre de démissions en cours de traitement et le nom du responsable actuel de tout ce qui se passe.
Les syndicats policiers, consultés, demandent que le système soit étendu aux gradés, « pour que la chaîne de responsabilité soit visible jusqu'au dernier agent ». Le ministère étudie une version nocturne du protocole, avec démission à 23 heures et réintégration à 6 heures, afin que le pays ne reste jamais sans responsable identifié.
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