Après son allocution, Macron part chercher du carburant au Qatar à pied
Faute d'avoir convaincu qui que ce soit dimanche soir, le président a décidé de régler lui-même la question des approvisionnements en allant chercher l'essence à la source, à pied, dans le Golfe.
N'ayant convaincu aucune des oppositions lors de son allocution du dimanche 18 octobre, Emmanuel Macron a annoncé qu'il partait personnellement chercher du carburant au Qatar, à pied, avec un jerrican de vingt litres et l'intention de ne revenir qu'une fois les réservoirs français remplis.
Le chef de l'État a maintenu son départ malgré les événements du week-end, expliquant vouloir « sécuriser les approvisionnements » par ses propres moyens. Il a quitté l'Élysée lundi à l'aube, en chaussures de marche, suivi d'une délégation de six ministres chargés de porter les jerricans de rechange et de négocier les pauses-repas auprès des émirs.
À Koweït City, la cérémonie prévue au palais Bayan a été transformée en simple étape de ravitaillement : le président y a rempli son premier bidon avant de repartir vers Bahreïn, refusant le cortège officiel pour ne pas consommer inutilement. « Nous marchons pour la nation, et nous marchons vite », a déclaré un conseiller, précisant que le retour s'effectuerait par la même route, en sens inverse, avec les mêmes jerricans pleins.
Les oppositions ont jugé l'initiative « dangereuse pour l'impuissance qu'elle révèle », tandis que les préfectures ont été priées de préparer des stations-service de fortune le long du parcours, à intervalles calculés selon la longueur du pas présidentiel. Un premier ministre a été désigné pour tenir la comptabilité des litres rapportés, fonction qu'il exercera depuis une tente installée sur le parvis de Matignon.
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