Au Maroc, Aziz Akhannouch ouvre la campagne législative en parcourant à pied les 1 538 communes du royaume, une par une
Le chef du gouvernement marocain entame un pèlerinage électoral à pied de 1 538 étapes, une par commune, pour répondre aux disparités territoriales par la marche elle-même.
Le chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch, a ouvert la campagne des élections législatives en entamant à pied un parcours qui doit le conduire dans chacune des 1 538 communes du royaume, une par une, sans exception ni raccourci. Le Premier ministre a expliqué que les disparités territoriales se combattraient désormais à la semelle, et que chaque kilomètre avalé vaudrait promesse d'investissement.
Un protocole a été publié dès le premier jour : le chef de la coalition gouvernementale doit dormir dans chaque commune traversée, y tenir une réunion de deux heures, puis repartir avant l'aube vers la suivante. Une équipe de dix-huit fonctionnaires du ministère de l'Intérieur marche derrière lui pour mesurer les distances et vérifier qu'aucune commune n'est sautée. Les préfectures ont reçu l'ordre de préparer des lits de camp et des repas collectifs à chaque halte.
Dans les villages déjà traversés, les habitants ont été réquisitionnés pour confectionner des banderoles et border les routes de gravier. À Casablanca, des milliers de militants s'entraînent chaque matin sur des tapis de course installés sur la corniche, au cas où le chef du gouvernement les appellerait en renfort. Le parti a fait imprimer des chaussures de randonnée à l'effigie de la coalition, et les a distribuées aux élus qui doivent le rejoindre par tronçons.
Selon le calendrier officiel, la marche doit s'achever la veille du scrutin, après un dernier tronçon de trente-deux kilomètres entre deux communes dont les noms n'ont pas encore été communiqués. Les observateurs notent que le chef du gouvernement n'a toujours pas annoncé comment il comptait rentrer chez lui.
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