Face aux sabotages russes, Macron installe un sas de décontamination de 400 mètres à l'entrée de chaque préfecture
Le plan de protection des infrastructures critiques annoncé par l'Élysée prend une forme inattendue : tout visiteur doit désormais traverser un couloir de filtrage anti-ingérence avant d'atteindre le guichet.
Le plan de protection des infrastructures critiques annoncé par Emmanuel Macron a été mis en œuvre dès lundi matin sous une forme que personne n'avait anticipée : un sas de décontamination anti-ingérence de quatre cents mètres de long a été installé à l'entrée de chaque préfecture de France. Tout visiteur doit désormais le traverser à pied, en silence, avant d'atteindre le moindre guichet.
« Nous avons constaté que la menace hybride entrait souvent par la porte, alors nous avons déplacé la porte », a expliqué un conseiller de l'Élysée, précisant que le dispositif serait étendu aux mairies d'arrondissement avant la fin du mois. À l'intérieur du sas, des agents en gilet lisent à voix haute des communiqués de l'OTAN pendant que le visiteur avance, afin de saturer son attention et de rendre toute tentative d'influence inopérante.
Les files d'attente atteignent désormais le boulevard périphérique. Des habitants ont pris l'habitude de partir la veille au soir, munis de chaises pliantes et de thermos, pour espérer déposer une demande de carte grise avant l'aube. Un retraité de Créteil, arrivé à trois heures du matin, a été refoulé parce qu'il avait oublié de réciter le préambule de la Constitution à l'entrée du sas.
La préfecture de police a annoncé l'ouverture prochaine d'un second sas, réservé aux usagers qui souhaitent contester le premier sas. Il mesurera six cents mètres.
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