France Travail impose le port de la cravate à tous les demandeurs d'emploi du pays pendant un trimestre
Pour enrayer la hausse des inscrits, le ministère du Travail a décrété un code vestimentaire obligatoire pour les 3,35 millions de demandeurs d'emploi, avec contrôles dans les agences et dans la rue.
Le ministère du Travail et des Solidarités a décidé mercredi que tout demandeur d'emploi inscrit à France Travail devra désormais porter une cravate ou un tailleur lors de chaque pointage, sous peine de voir son dossier suspendu pendant une semaine. La mesure entre en vigueur dès lundi dans les 1 200 agences du territoire et doit durer jusqu'à la fin du premier trimestre 2027.
Le cabinet de Jean-Pierre Farandou explique que la hausse de 0,9 % du nombre d'inscrits au troisième trimestre résulte, selon ses services, d'une baisse générale de l'allure. « Nous avons constaté que les demandeurs qui se présentent en tenue de sport restent chez eux », a déclaré un conseiller du ministère, qui a ajouté que les chaussures de ville deviendraient également obligatoires.
Pour absorber le flux, France Travail a ouvert vingt-six centres de confection dans les gares et les mairies, où les personnes sans emploi peuvent acheter un costume à tarif social, réglé en quarante mensualités. Les agences ont dû aménager des vestiaires, et la plupart des conseillers passent désormais leurs matinées à nouer des cravates aux usagers qui n'y parviennent pas seuls.
Les contrôles sont assurés par des inspecteurs du travail équipés de mètres ruban, chargés de vérifier la largeur des revers et la longueur des jupes. Dans la seule région Hauts-de-France, deux cent quatorze demandeurs ont été renvoyés chez eux pour avoir porté des baskets blanches, selon le ministère, qui précise que la mesure n'a pas vocation à être sanctionnée au-delà de l'échéance.
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