François Hollande refuse de manifester et installe un péage à chaque rassemblement contre la vie chère
L'ancien président estime que son rôle n'est pas de défiler : il a donc fait construire des cabanes de contrôle à l'entrée de chaque cortège, avec obligation de présenter une pièce d'identité et de signer une charte de modération salariale.
François Hollande a annoncé mardi soir sur BFMTV que son « rôle n'est pas d'aller manifester », avant de préciser qu'il avait fait installer, dès l'aube, des cabanes de péage à l'entrée de chaque rassemblement contre la vie chère. Chaque participant doit désormais présenter une pièce d'identité, déclarer son pouvoir d'achat et signer une charte de modération salariale avant de pouvoir brandir une pancarte.
Le dispositif, baptisé « le parcours du pouvoir d'achat », mobilise des agents municipaux équipés de tondeuses à gazon pour raser les banderoles trop longues. « Nous ne sommes pas contre la colère, nous sommes pour une colère qui entre par la porte de service », a expliqué l'ancien chef de l'État, précisant que les manifestants devront désormais déposer leurs revendications dans une urne transparente, puis les retirer une fois refroidies.
À Paris, le péage a provoqué un embouteillage de trois kilomètres de caddies vides, certains participants ayant été refoulés faute d'avoir déclaré un pouvoir d'achat suffisant. La préfecture a fait savoir que les cortèges seraient désormais limités à une banderole par personne et à un slogan par banderole, le tout vérifié par un huissier assermenté.
François Hollande a conclu qu'il continuerait de ne pas manifester, mais qu'il se tenait prêt à présider une commission d'enquête sur les files d'attente aux péages. « Mon rôle n'est pas d'aller manifester, il est de faire patienter », a-t-il résumé.
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