L'Espagne décrète la nuit du logement : chaque citoyen devra héberger un manifestant jusqu'à la prochaine élection
Pour répondre à la crise du logement, le gouvernement espagnol impose une rotation nocturne obligatoire : chaque foyer devra accueillir un manifestant par semaine, sous peine de réquisition.
Le gouvernement espagnol a instauré ce lundi une « nuit du logement » à l'échelle nationale : chaque foyer devra accueillir un manifestant par semaine, à tour de rôle, jusqu'à la prochaine élection. La mesure, annoncée après les manifestations monstres de samedi, transforme chaque appartement en dortoir rotatif.
À Madrid, les autorités ont mis en place un roulement par quartier. Les habitants de Villaverde hébergent les manifestants du centre-ville, ceux de Salamanca accueillent les campeurs de la Puerta del Sol. « Nous avons calculé qu'un manifestant par foyer et par semaine suffirait à loger tout le monde, y compris les 500 000 de samedi », a expliqué un porte-parole du ministère du Logement. « Ceux qui refusent verront leur canapé réquisitionné. »
Le syndicat des locataires a salué une « victoire historique » et exigé que les hébergeurs fournissent le petit-déjeuner. Dans les rues, des files d'attente se forment devant les immeubles, chaque famille attendant son manifestant assigné. Les propriétaires, eux, ont été priés de laisser les clés sous le paillasson. « C'est la première fois qu'on me dit que je dois héberger quelqu'un qui manifeste contre moi », a déclaré un bailleur, avant d'être inscrit d'office pour la semaine suivante.
La mesure doit être réévaluée après la prochaine élection, mais le gouvernement a déjà prévenu : si la crise persiste, chaque foyer devra aussi héberger un député.
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