Loi intégrale contre les violences sexistes : les députés votent une version qui s'applique à tout, tout de suite, y compris à eux-mêmes
La commission spéciale a adopté une loi intégrale si intégrale qu'elle s'applique désormais à chaque geste, chaque regard et chaque silence, y compris ceux des députés qui l'ont votée.
La commission spéciale chargée d'examiner la proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles a adopté mercredi un texte d'une intégralité telle que les députés ont dû l'appliquer à eux-mêmes séance tenante, avant même de sortir de la salle.
Le président de la commission, Christopher Weissberg, a annoncé que la loi couvrirait désormais « tout ce qui se passe entre deux êtres humains, y compris les regards en coin et les silences gênés ». La rapporteure Véronique Riotton a précisé que les députés auraient l'obligation de se dénoncer eux-mêmes à la fin de chaque réunion, et qu'un bureau de signalement serait installé dans l'hémicycle, à côté du perchoir.
Les élus du Rassemblement national se sont abstenus, expliquant qu'ils ne savaient plus s'ils devaient se signaler avant ou après la séance. Un député de la majorité a demandé si la loi s'appliquait aux poignées de main trop longues ; la commission a répondu par l'affirmative et a ajouté un amendement sur les tapes dans le dos.
Le texte doit être examiné dans l'hémicycle le 1er octobre. D'ici là, chaque député devra suivre une formation obligatoire de trois jours pour apprendre à ne plus rien faire du tout en présence d'un collègue. La commission a déjà commandé des badges « je ne fais rien » pour l'ensemble du personnel.
18