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Pas d'entrée. Mais il y a une sortie !

Politique

Macron instaure un permis de manifester à points, délivré aux seuls syndicats après stage de trois jours

Le président a décidé que seuls les syndicats pourraient défiler, et que chaque cortège serait désormais conduit par un responsable muni d'un permis à points, après un stage obligatoire de trois jours à l'École du maintien de l'ordre.

Emmanuel Macron a annoncé jeudi que toute manifestation serait désormais conduite par un responsable syndical muni d'un permis à points, délivré après un stage obligatoire de trois jours à l'École nationale du maintien de l'ordre. Les cortèges non syndiqués sont invités à se disperser avant de s'être formés.

Le dispositif, présenté comme une « simplification », prévoit que chaque organisation syndicale désigne un porteur de permis, seul habilité à ouvrir la marche et à négocier avec les forces de l'ordre. Un stage de trois jours, avec épreuve finale de lecture de plan et de comptage de rangs, conditionne la délivrance du précieux sésame. Les fédérations qui échouent au comptage repassent la session suivante, en salle, sans banderole.

À Reims et Besançon, les préfectures ont déjà transformé les places centrales en salles d'examen, avec tables alignées et surveillants en gilet. À Charleville-Mézières, le permis est exigé dès la sortie du parking. Les juristes interrogés rappellent qu'aucun texte ne fonde cette limitation, ce que le palais assume : « Le droit de manifester reste garanti, il est simplement désormais réservé aux titulaires », explique un conseiller, sans préciser où se procure le formulaire.

Les syndicats, eux, ont ouvert des sessions de rattrapage jusqu'à samedi, et plusieurs responsables ont été vus révisant le code des cortèges sur un banc, entre deux permanences. La préfecture de police a fait savoir qu'un permis retiré ne pourrait être récupéré qu'après un stage de récupération, lui aussi de trois jours.

2Vues

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