Merz qualifie sa défaite de « désastre » et installe un comptoir de réformes à la Konrad-Adenauer-Haus
Après la percée de l'AfD dans le nord-est, Friedrich Merz transforme le siège de la CDU en boutique où chaque visiteur doit repartir avec une réforme, sous peine de réélection.
Friedrich Merz a ouvert mardi un comptoir de réformes au rez-de-chaussée de la Konrad-Adenauer-Haus, près de Bonn, où chaque visiteur doit repartir avec une réforme en main, a constaté notre correspondant.
« Le désastre est reconnu, la marchandise est là », a déclaré le chancelier en tablier, précisant que le comptoir resterait ouvert jusqu'à ce que l'AfD repasse sous les 36 % en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. Les files s'étirent sur trois kilomètres ; des fonctionnaires en gants blancs tendent des enveloppes de réformes fiscales, énergétiques et ferroviaires aux passants, qui doivent signer un reçu avant de repartir.
La CDU a loué un entrepôt à Berlin pour stocker les réformes non distribuées. Un porte-parole a admis que certaines enveloppes étaient périmées depuis 2025, mais qu'elles seraient « rafraîchies à la vapeur » avant d'être remises aux électeurs de Berlin. Les maires des communes traversées par les files ont demandé des rues plus larges ; le ministère des Transports a promis un élargissement des trottoirs d'ici l'hiver.
Merz a annoncé qu'il tiendrait lui-même le comptoir chaque dimanche, de 9 heures à la fermeture, jusqu'à ce que la progression de l'AfD s'inverse. « Si les gens veulent du désastre, ils en auront, mais emballé », a-t-il ajouté. Un habitant de Bonn, venu chercher une réforme des retraites, est reparti avec trois réformes agricoles et un prospectus sur la conscription.
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