Pierre Coppey installe des péages sur le chemin de ronde de Fleury-Mérogis
Nommé contrôleur général des lieux de privation de liberté, l'ancien patron de Vinci Autoroutes a entrepris de transformer les prisons françaises en réseau autoroutier concédé, avec voies express payantes pour détenus pressés.
À peine sa nomination annoncée, Pierre Coppey a fait livrer des barrières automatiques à l'entrée de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis. Le nouveau contrôleur général des lieux de privation de liberté entend appliquer aux prisons le modèle qui a fait ses preuves sur l'A7 : chaque détenu souhaitant rejoindre la cour de promenade devra désormais s'acquitter d'un droit de passage, avec tarif réduit pour les récidivistes abonnés.
Le chantier a démarré dans la nuit. Des bornes de télépéage ont été coulées dans le béton de la cour d'honneur, et une voie réservée aux véhicules prioritaires a été tracée à la peinture jaune jusqu'au quartier disciplinaire. « Nous visons un flux de trois mille passages par jour et par établissement d'ici la fin du trimestre », a déclaré un cadre de l'administration pénitentiaire, précisant que les surveillants seraient formés à la gestion des files d'attente et au contrôle des badges.
Les syndicats pénitentiaires ont demandé des précisions sur le sort des détenus sans moyens de paiement. La direction a répondu qu'ils pourraient régler en heures de travail supplémentaires, déduites d'une future remise de peine. Un détenu de longue durée a calculé qu'il lui faudrait renoncer à toutes ses promenades jusqu'en 2031 pour espérer un retour au régime ordinaire.
À la Chancellerie, on assure que le dispositif sera étendu aux centres de rétention administrative avant l'été, avec un badge unique valable dans toute la France. Pierre Coppey a fait savoir qu'il réfléchissait déjà à une voie express payante entre la prison et le palais de justice, afin de réduire les temps de trajet des comparutions immédiates.
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