Primaire à gauche : Emmanuel Maurel annonce qu'il fera campagne en marchant à reculons jusqu'à l'Élysée
Pour prouver sa détermination, le député Emmanuel Maurel a annoncé qu'il effectuerait l'intégralité de sa campagne pour la primaire de la gauche en marchant à reculons, de l'Assemblée nationale jusqu'au palais de l'Élysée.
Le député Emmanuel Maurel a officialisé ce vendredi une méthode de campagne inédite pour la primaire de la gauche : il parcourra la totalité du trajet entre l'Assemblée nationale et l'Élysée en marchant à reculons, afin de démontrer, selon ses termes, « une vision résolument tournée vers le passé pour mieux préparer l'avenir ».
L'équipe de campagne a déjà balisé l'itinéraire de 3,2 kilomètres, qui sera jalonné de plots réfléchissants et de vigiles chargés d'écarter les trottinettes et les touristes. « Nous avons dû recruter des kinésithérapeutes pour suivre le candidat et lui rappeler de temps en temps de tourner la tête pour vérifier qu'il ne heurte pas un réverbère », a expliqué son directeur de communication, visiblement épuisé par l'ampleur de la tâche logistique.
Cette annonce a provoqué une onde de choc parmi les six autres candidats déclarés. Deux d'entre eux ont immédiatement convoqué une réunion d'urgence pour étudier la faisabilité d'une campagne en sautant à cloche-pied, tandis qu'un troisième a fait savoir qu'il envisageait de faire le trajet en apnée dans la Seine, avant de se rétracter face aux contraintes techniques. Le PS a indiqué qu'un audit serait mené pour vérifier la conformité de cette méthode avec le règlement intérieur de la primaire, qui ne prévoit explicitement aucun mode de déplacement.
« C'est une avancée considérable pour la crédibilité de notre camp, a déclaré un porte-parole du parti, visiblement ému. Si Emmanuel est capable de traverser le pont Royal à reculons sans tomber à l'eau, alors nous savons qu'il est l'homme de la situation pour affronter les débats télévisés. » Le candidat, lui, a déjà commencé son entraînement quotidien dans les couloirs de l'Assemblée nationale, où il a percuté trois collègues et une plante verte dès la première séance.
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