Trump institue une chasse nationale aux fraudes, avec des équipes de dénonciateurs formées dans chaque comté
Le président américain fait de la traque des fraudes électorales une mission d'État à l'approche des midterms, et des milliers de citoyens reçoivent désormais un uniforme et un manuel de terrain.
La Maison Blanche a lancé lundi une « Brigade d'intégrité électorale » déployée dans les 3 143 comtés des États-Unis, chargée de repérer la moindre irrégularité avant le scrutin de mi-mandat du 3 novembre. Chaque volontaire reçoit un uniforme kaki, un carnet de terrain et une formation de deux jours dispensée par d'anciens agents du FBI reconvertis pour l'occasion.
Le président Donald Trump, qui a promis une récompense d'un million de dollars à quiconque conduirait à une condamnation pour fraude, a présenté le dispositif depuis le Mississippi, debout devant une estrade couverte de drapeaux. « Nous ne laisserons personne voler une élection sans qu'il ait à rendre des comptes, et chaque boîte aux lettres sera désormais regardée par un citoyen attentif », a-t-il déclaré d'une voix égale.
Dans le comté de Lowndes, en Géorgie, les bureaux de vote ont été transformés en postes d'observation, et les bénévoles ont installé des caméras sur les poteaux de la rue principale. Le shérif local a annoncé que ses services prendraient en charge l'entraînement des recrues, tandis que les bibliothèques municipales ont dû suspendre leurs horaires pour accueillir les sessions de formation.
Au-delà des frontières des comtés, la brigade a déjà produit sa première liste de surveillance, comportant plus de 80 000 noms de personnes dont le nom ressemble à celui de figures publiques. Les responsables assurent que cette liste servira uniquement à « orienter les vérifications » et qu'aucune arrestation ne sera effectuée sans preuve formelle.
À Washington, le ministère de la Justice a commencé à construire un centre de coordination au cinquième étage de son siège, avec des écrans pour chaque État. Les équipes doivent se réunir chaque matin à sept heures, avant la pause café, pour examiner les signalements reçus pendant la nuit.
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