Le musée de l'Homme reconstitue Cro-Magnon en patriarche de Carcassonne et installe un vestiaire de grotte pour visiteurs mâles
Après les propos d'un policier municipal sur les « connasses dans les grottes », le musée de l'Homme a décidé de pousser la reconstitution jusqu'au bout : un parcours où chaque visiteur masculin doit prouver sa force avant d'entrer dans la section néolithique.
Le musée de l'Homme a inauguré samedi un dispositif inédit dans sa galerie permanente : à l'entrée de la section néolithique, chaque visiteur de sexe masculin doit désormais soulever un propulseur en silex et pousser un cri de chasse devant un agent assermenté avant d'être autorisé à avancer. Les femmes, elles, entrent librement, ce qui a provoqué une file d'attente de trois cents mètres sur le parvis du Trocadéro, composée exclusivement d'hommes venus s'entraîner depuis l'aube.
« Nous avons voulu rendre hommage à la rigueur scientifique des propos qui nous ont été rapportés », explique la direction du musée dans un communiqué lu à voix haute par un gardien en uniforme de Cro-Magnon. Le parcours, baptisé « Le père, c'est le père », comporte quatre épreuves : le lancer de sagaie, le portage de marmot en peau de bête, la reconnaissance d'un fémur néolithique parmi trois fémurs paléolithiques, et un entretien individuel où le candidat doit expliquer pourquoi il n'a pas besoin de grotte pour être un homme.
Les candidats recalés sont redirigés vers un campement mobile reconstitué dans le hall, où ils suivent une formation accélérée de chasseur-cueilleur nomade. Selon nos informations, la première promotion compte déjà un brigadier-chef de la police municipale de Carcassonne, venu en civil, qui aurait demandé à passer l'examen en candidat libre. Le musée précise que les résultats seront affichés sur les parois de la grotte ornée, à la peinture de doigts, et que les mains négatives seront désormais attribuées aux seuls visiteurs ayant validé l'épreuve du lancer.
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