Sophie Adenot exige un tapis roulant géant pour simuler la gravité martienne dès le tarmac de Cologne
De retour sur Terre, l'astronaute française refuse de quitter la zone d'atterrissage tant que l'ESA n'aura pas construit un centrifugeuse habitée grandeur nature pour préparer les futurs voyageurs vers Mars.
À peine sortie de sa capsule, Sophie Adenot a planté sa tente sur le tarmac de Cologne et annoncé qu'elle n'en repartirait pas avant que l'Agence spatiale européenne ait construit un tapis roulant circulaire de la taille d'un stade, destiné à faire tourner en permanence les futurs équipages martiens.
« On n'est pas prêt pour Mars, donc on va s'entraîner ici, sur le parking, jusqu'à ce que la gravité artificielle devienne un réflexe de promenade », a-t-elle déclaré devant les caméras, avant d'exiger que chaque employé de l'ESA effectue désormais ses réunions en marchant sur un anneau incliné à 45 degrés.
Le centre de Cologne a été réquisitionné. Les bureaux ont été déménagés dans des modules rotatifs installés à la hâte sur le tarmac, et le personnel doit désormais valider ses badges en courant sur place pendant huit minutes. Les ingénieurs qui refusent sont priés de recommencer leur journée depuis le début, en apesanteur simulée par un harnais suspendu à une grue de chantier.
« Imaginez le carnage si on arrive sur Mars sans avoir fait tourner les gens avant », a ajouté l'astronaute, précisant que la première promotion de volontaires devra vivre six mois dans une centrifugeuse de trois mètres de rayon, avec obligation de manger en tournant et de dormir attachée à des sangles.
L'ESA a confirmé que le premier lancement vers Mars est repoussé à une date ultérieure, le temps de construire un deuxième anneau, plus grand, pour les familles des astronautes.
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