Chaos français : les voisins européens déploient un rideau de barbelés à leurs frontières et un escadron de gendarmes en stage d'observation à Paris
Sous le choc des manifestations du 17 octobre, la Belgique, l'Italie et l'Espagne ont décidé de clôturer leurs frontières avec la France et d'envoyer leurs forces de l'ordre en stage d'observation dans les rues de Paris.
À la suite des manifestations du 17 octobre, la Belgique, l'Italie et l'Espagne ont décidé de clôturer leurs frontières avec la France par un rideau de barbelés continu et d'y poster des escadrons de gendarmes en stage d'observation, a annoncé ce matin un consortium de ministères de l'Intérieur réunis en urgence à Bruxelles.
Le dispositif, présenté comme « une mesure de bon voisinage », prévoit que chaque pays envoie ses forces de l'ordre en immersion dans les rues de Paris, de Toulouse et de Lyon, avec pour consigne de « prendre des notes sur la manière dont les Français gèrent une manifestation », selon le communiqué commun. Les gendarmes belges ont déjà installé un campement à la gare du Nord, où ils répètent chaque matin des exercices de maintien de l'ordre devant des passants médusés.
À Toulouse, rue Saint-Rome, les commerçants ont vu débarquer une délégation italienne venue « étudier le pillage en conditions réelles » ; l'un d'eux a été prié de rejouer la scène de sa vitrine brisée pour que les observateurs puissent chronométrer l'arrivée des secours. Le maire de la ville a fait installer des gradins provisoires sur le trottoir, et les riverains se relaient pour applaudir.
L'Espagne, de son côté, a annoncé la construction d'un mur de trois mètres le long des Pyrénées, doublé d'un poste de guet tous les deux kilomètres, tenu par des fonctionnaires en uniforme qui notent sur des calepins le nombre de véhicules français descendant vers le sud. « Nous ne jugeons personne, nous documentons », a précisé un responsable madrilène.
La Commission européenne a demandé un rapport avant la fin du mois, et les gendarmes belges ont déjà demandé une prolongation de leur stage, arguant qu'ils n'avaient « pas encore tout vu ».
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