Face à la colère des lycéens, Emmanuel Grégoire ouvre les mairies d'arrondissement en service de nuit permanent et installe des lits de camp dans les salles des mariages
Le maire de Paris transforme les mairies d'arrondissement en internats de mobilisation ouverts 24 heures sur 24, avec dortoirs, cantines et créneaux de réunion toutes les quarante minutes, provoquant la fureur des maires de droite qui refusent d'appliquer la mesure.
Emmanuel Grégoire a ordonné l'ouverture permanente des mairies d'arrondissement de Paris aux lycéens mobilisés, avec service de nuit, lits de camp dressés dans les salles des mariages et créneaux de réunion toutes les quarante minutes jusqu'à nouvel ordre.
L'opération « mairie ouverte » mobilise désormais plus de six cents agents municipaux, réquisitionnés pour monter des dortoirs, servir des petits-déjeuners à cinq heures du matin et tenir des permanences d'accueil pendant que les lycées restent bloqués. Chaque arrondissement doit fournir un quota de salles, de couvertures et de thermos de café, sous peine de sanctions administratives.
Les maires d'arrondissement de droite refusent d'appliquer la consigne et ont barricadé leurs halls avec des tables de réunion. « Nous ne transformerons pas nos mairies en auberges de la contestation », a déclaré l'un d'eux, avant d'être rappelé à l'ordre par un courrier de la Ville exigeant l'ouverture immédiate des accès de service.
À Sciences Po Paris, les étudiants ont demandé à bénéficier du même dispositif. La mairie du 7e arrondissement a répondu qu'elle manquait de lits, mais qu'elle pouvait fournir des tapis de sol et un créneau de deux heures par nuit.
Selon l'entourage du maire, le dispositif pourrait être étendu aux gymnases municipaux et aux piscines, dont les bassins seraient vidés pour accueillir des assemblées générales. Une réunion de coordination est prévue mardi à l'Hôtel de Ville, avec distribution de badges d'accès permanents.
2