Face aux narcotrafiquants, un avocat marseillais exige que la violence soit désormais déposée au vestiaire avant chaque audience
Me Pierre-Olivier Sur, avocat d'Amine Kessaci, a obtenu du tribunal de Marseille l'installation d'un vestiaire où les narcotrafiquants doivent déposer leur violence avant d'entrer dans la salle d'audience.
Me Pierre-Olivier Sur, avocat d'Amine Kessaci, a fait installer ce lundi un vestiaire à l'entrée de la salle d'audience du tribunal de Marseille. Les narcotrafiquants de la DZ Mafia qui se présentent au procès doivent désormais y déposer leur violence avant de pénétrer dans la salle, comme on laisse un parapluie mouillé au portemanteau.
« Il faut remettre la violence à sa place, et sa place est le vestiaire », a déclaré l'avocat à la presse, précisant que des casiers numérotés ont été vissés dans le mur du couloir. Chaque prévenu reçoit un ticket et une pince à linge pour accrocher ce qu'il a apporté. Un agent assermenté vérifie que rien ne dépasse des poches.
La mesure a bouleversé le quartier. Des files d'attente se forment dès six heures du matin devant le palais de justice, où des hommes en survêtement tentent de convaincre les agents que leur violence est « de la légitime défense pliée en quatre ». Le tribunal a dû ouvrir une seconde banque d'accueil et recruter trois anciens videurs reconvertis en préposés au vestiaire.
Selon le greffe, la violence récupérée est stockée dans une remorque réfrigérée garée sur le parking, en attendant une hypothétique restitution. Me Sur envisage déjà d'étendre le dispositif aux tribunaux de Nice et d'Aix-en-Provence, où des narcotrafiquants auraient demandé à déposer la leur par correspondance.
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